Rencontre avec Caroline Hanny, une artiste aux mille facettes…

    Styliste, modéliste, plasticienne, vidéaste, photographe et réalisatrice de rêves pour les futures mariées… Non, je ne suis pas allée à la rencontre de six personnes différentes mais seulement de Caroline Hanny qui, de toute évidence, cumule les talents. Cette semaine, je vous propose donc d’entrer dans l’incroyable univers de cette créatrice marseillaise qui a accepté de répondre à mes quelques questions…

Anaïs T: Racontez moi les débuts de votre histoire…

Caroline : Dès mon plus jeune âge, j’ai toujours eu une grande sensibilité pour les  images, qu’il s’agisse de photos, dessins, peintures, illustrations et films. C’est d’ailleurs mon attirance pour la photographie de mode qui m’a amené à faire une école de stylisme-modélisme, en l’occurrence ESMOD à Paris dont je suis sortie diplômée en 1999, j’ai alors multiplié les expériences dans la mode comme notamment attachée de presse , costumière pour le cinéma, professeur de stylisme &  styliste pour diverses marques de prêt-à-porter. En 2005, j’ai créé mon entreprise, cumulant le stylisme en free-lance et la photographie. Puis, ma marque, éponyme, est née en 2005. En 2006  j’ai reçu le premier prix du concours Moda Domani présidé par Jean Pierre Mocho et Paco Rabanne, avec comme récompense un stand au Who’s Next et un espace aux Galeries Lafayette Paris.

    J’ai très vite abandonné les collections de prêt-à-porter féminin pour me consacrer aux modèles uniques afin de développer au mieux ma créativité et mon savoir faire en tant qu’Artisan d’art, puis je me suis spécialisée dans les robes de mariée et robes de cocktail conçues sur-mesure.

 

AT : Où puisez-vous votre inspiration, que racontent vos créations ?

CH : Deux axes presque opposés m’inspirent, d’une part l’architecture, les formes très structurées,  d’autre part la fluidité des matières & les drapés. Mes créations sont intuitives la plupart du temps, je ne fais plus de recherches, ça « sort » tout seul…

         En fait, la mode est devenue une délicieuse excuse pour ouvrir mon univers de création, ma pratique est devenue de plus en plus expérimentale : toutes les semaines, ma « Robe du Week End » , qui est un véritable laboratoire d’idées (la création d’une robe par semaine avec le visuel qui l’accompagne), a constitué pendant deux ans un espace de liberté et d’expression. Depuis 2009, mon travail artistique, en tant que plasticienne, performeuse, photographe, vidéaste et poète domine peu à peu mes réflexions et mes choix, réfutant le monde industriel de la mode.

AT : Avec qui travaillez-vous ? (production, confection, couture…)

CH : Je travaille exclusivement toute seule, je fais tout de A à Z, de l’idée à la confection, la communication-photo et la diffusion. Mon travail est purement artisanal, tout est fait à la main, je travaille beaucoup par moulage, à l’image de mes performances : Contrecygne & L’Endormie. Les robes de mariée et de cocktail sont faites sur mesure, le fruit d’une étroite collaboration entre la cliente et moi.

AT : Où peut-on trouver vos modèles ?

CH : Dans mon atelier au 86 rue Benoît Malon dans le 5ème arrondissement de Marseille, uniquement sur rendez vous. Sinon, je réalise au moins deux événements chaque année dans mon atelier, soit la présentation d’un défilé, soit une performance.

AT : Idéalement, comment voyez-vous votre marque dans les mois à venir ?

CH : Concernant les robes de mariée,  je suis pleinement épanouie, toujours à la rencontre de futures mariées avec de jolis projets, assez contemporains. Quant aux modèles uniques  en prêt-à-porter féminin, ils restent épisodiques selon mes envies.  Je souhaite par dessus tout développer mon travail de plasticienne lié étroitement à mon expérience dans la mode, avec une réflexion sur les rapports entre les femmes et leurs vêtements, l’industrialisation & l’artisanat.

Côté actu, vous pouvez retrouver Caroline  dans une performance inédite  qui sera réalisée avec Toshiro Bishoko le 13 mars à 19h à la galerie Karima Célestin à l’occasion de l’exposition « Le noir vous va si bien ».  Ses réflexions seront présentées sous la forme de la parabole d’une performance intitulée « La Confusion des noirs ».

« Le Noir vous va si bien » .

Du 28 février au 24 mars 2013

Galerie Karima Célestin au 25 rue Sénac de Meilhan 13001 Marseille

Avec : Denis Brun, Caroline Hanny, Pascal Martinez, Pascal Navarro, Nicolas Pincemin, Emmanuel Régent, Javiera Tejerina-Risso, Damien Valero

Anaïs T.

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